samedi 14 mars 2009

La reprise de données «RDD», au-delà de son aspect technique, doit être pensée comme une étape de création de valeur pour l’entreprise.

Le changement des systèmes d’information s’accompagne toujours d’une reprise de données. Une phase cruciale pour la réussite des projets, mais délaissée à la marge des projets et cantonnée à fabriquer des « moulinettes techniques » consistant à transférer les données des anciens vers les nouvelles cases. Ce type d’approche traditionnelle centré excessivement sur la technique peut devenir complexe et source de gaspillage de temps et de ressources. De plus, l’obsession de tout automatiser combinée à l’accroissement des particularismes entraîne la construction d’ « usines à gaz ». Ne voir que par les « moulinettes techniques » a montré la limite de l’approche et ses conséquences : des retards. Une nouvelle approche s’impose pour équilibrer la vision technique et l’orienter vers le plus utile à l’entreprise.

Positionner la reprise des données dans une perspective de création de la valeur pour l’entreprise

Les données du système existant sont le résultat des années de fonctionnement de l’entreprise, certaines sont relatives à des produits ou contrats qui ne sont plus commercialisés, d’autres manquent de cohérence avec d’autres données de l’entreprise, sans parler de celles qui sont complètement obsolètes. Par conséquent, une approche par segmentation et orientée vers les fondamentaux de création de valeur vous évitera de reproduire ces imperfections dans le système cible.

La nouvelle approche de « RDD », guidée par l’impératif « création de valeur », saura orienter et ajuster les deux leviers techniques et métiers pour bâtir une solution en adéquation avec les intérêts de l’entreprise.

Figure 1 : Une démarche en 3 grandes étapes

Les grandes étapes de cette nouvelle approche : de la stratégie à l’exécution

Elle se déroulera en 3 grandes étapes :

1. Stratégie « Reprise de données : RDD » : Cette étape vous permettra de comprendre la nature de la reprise, son étendue, ses influences, ses incertitudes et son niveau de valeur. Une occasion de cadrer le processus de la reprise sur la base des analyses réelles et factuelles, d’anticiper les difficultés et d’orienter l’effort vers le plus important. Autres éléments importants que cette étape vous aidera à expliciter, ce sont les facteurs clés de succès de votre reprise de données. Ces éléments doivent être maitrisés pour dominer les difficultés à venir et vous assurer la réussite de votre mission.

2. Processus « Reprise des données : RDD » : Cette étape vous aidera à dessiner la chaine globale de la reprise des données en corrélation avec les axes stratégiques de l’étape précédente. De même répartir les rôles et les tâches entre la technique et le métier. La réussite de cette étape repose sur votre capacité à optimiser et harmoniser les interactions entre les deux processus dans la durée.

3. Procédé opérationnel « Reprise des données : RDD » : Maintenant que le terrain a été balisé par les deux précédentes étapes, vous pouvez lancer les travaux opérationnels en toute assurance : définir et réaliser les moulinettes techniques, les procédures métiers, exécuter des tests à blanc,… Bref vous êtes sur un terrain connu.


La Reprise De Données « RDD » est un point crucial tant pour la réussite de vos projets que pour la création de la valeur pour votre entreprise, la réduire à une question de « moulinettes techniques » est à coup sûr signé son échec

dimanche 18 janvier 2009

Le management des situations critiques : Comment passer d’un état d’urgence à une situation maîtrisée

Les directions opérationnelles sont souvent confrontées à des difficultés complexes sur les projets de système d’information. Ces difficultés, à l’origine, apparaissent comme des incidents anodins, et par la suite se révèlent très contraignantes pour la continuité des projets. Celles-ci, par la force des choses, sont obligées d’agir dans l’urgence pour maitriser la situation et circonscrire les risques.

Deux enseignements dans la gestion de ce type de situation :

  1. agir vite et communiquer sur les décisions prises, plutôt que de spéculer indéfiniment sur les problèmes.
  2. éviter certaines solutions partielles qui retardent les décisions au lendemain et qui aggravent dans presque tous les cas une situation délicate.

Une démarche en 3 étapes :

  • « Repérage » : Prise de connaissance du problème, sa situation dans le contexte, évaluation de la criticité de la situation, analyse des risques,..., et mise en place du premier plan d’action et de communication
  • « Rapidos » : déclinaison du plan d'actions et de communication pour mettre la situation sous tension et écarter les risques le plus vite possible
  • « Aplomb » : une fois les risques écartés, définition d'un plan de stabilisation pour sécuriser et améliorer les solutions mises en œuvre